Dénicher le perfectionnement professionnel adéquat
Trouver la bonne possibilité de perfectionnement professionnel peut être long et fastidieux ; CIH Canada a entendu ses membres en discuter. Afin de soutenir la croissance du secteur du logement, il a compilé un outil de navigation en ligne sur le perfectionnement professionnel. Conçu pour les praticiens, celui-ci rassemble des cours, des certifications, des conférences et d’autres possibilités de formation en un seul endroit accessible, classés par thème, type de poste, format et coût.
Pour acquérir de nouvelles compétences, envisager une réorientation professionnelle ou planifier votre développement à long terme ou celui de votre équipe, cette ressource vous aidera à découvrir des possibilités d’apprentissage pertinentes et à voir comment elles s’articulent avec les différentes étapes de votre carrière.
Cet outil évolue et s’enrichit constamment. Si vous souhaitez y ajouter des informations, n’hésitez pas à communiquer avec le CIH.
Catégories
Nous avons organisé les possibilités de développement professionnel de façon à refléter à la fois la diversité des rôles exercés par nos collaborateurs et les différentes approches du développement des compétences.
Actifs
Le développement professionnel axé sur les actifs permet d’acquérir des compétences en matière d’entretien, de modernisation et de gestion stratégique du parc immobilier afin de garantir qu’il reste sécuritaire, durable et adapté à son usage. Une bonne gestion des actifs protège les investissements à long terme, favorise la conformité et améliore les conditions de vie des locataires.
Développement
Le développement couvre la planification, le financement et la livraison de logements neufs ou réaménagés afin de répondre à la demande actuelle et future. Ainsi, les fournisseurs de logements peuvent élargir l’offre, répondre aux besoins de la collectivité et réaliser des projets financièrement et socialement durables.
Pratique professionnelle
Le professionnalisme se manifeste par l’éthique, la gouvernance, le leadership et l’amélioration continue des rôles dans le domaine du logement social. Elle renforce la responsabilité, la prise de décision et la crédibilité du secteur tout en favorisant une prestation de services de haute qualité et cohérente.
Conférences
Les conférences offrent la possibilité de partager des connaissances, d’apprendre auprès d’experts du secteur et de se tenir informé des nouvelles tendances et innovations. Elles encouragent la collaboration, élargissent les perspectives et aident les professionnels à s’adapter aux changements dans le secteur du logement.
Locataires et candidats
Le perfectionnement professionnel des locataires et des candidats permet de développer des compétences en matière d’engagement, de compréhension des droits des locataires, de communication et de prestation de services aux locataires et aux candidats à un logement. Une pratique efficace axée sur les locataires favorise l’atteinte de résultats positifs en matière de logement, l’équité et la confiance entre les fournisseurs et les collectivités.
Politique et législation
Le perfectionnement professionnel en matière de politique et de législation permet aux praticiens de comprendre et de se conformer aux exigences réglementaires, juridiques et financières. Des pratiques éclairées réduisent les risques, favorisent la bonne gouvernance et permettent aux organisations de s’adapter efficacement aux changements de politique.
Équité, diversité et réconciliation
Le développement professionnel en matière d’équité, de diversité et de réconciliation renforce la vigilance, les compétences culturelles et les pratiques inclusives dans l’ensemble des services de logement social. Il contribue à réduire les obstacles, favorise l’accès équitable au logement, renforce les relations avec les diverses collectivités et favorise la réconciliation grâce à des pratiques respectueuses et éclairées.
Le parcours de Sarah Button dans le domaine du logement
Sarah Button est directrice générale de Centretown Citizens Ottawa Operation, membre de l’Institut canadien des urbanistes et membre du Chartered Institute of Housing.
Le parcours de Sarah Button dans le domaine du logement n’a pas été linéaire, mais intentionnel. Forte d’une formation en communication et en architecture, elle s’est découvert un intérêt non pour les bâtiments eux-mêmes, mais pour les systèmes et les collectivités qu’ils servent. Un stage déterminant chez Abri International aux Philippines a éveillé son intérêt pour le logement abordable. Par la suite, elle a travaillé avec la CCOC (Centretown Citizens Ottawa Corporation) sur des projets phares, tels que Beaver Barracks. Puis elle a obtenu un diplôme en urbanisme au Royaume-Uni. Elle est restée en lien grâce au bénévolat, à des fonctions au sein de conseils d’administration et à des événements sectoriels, même lorsque les emplois formels dans le domaine du logement étaient rares.
Le développement professionnel a été au cœur du parcours de Sarah. Elle a participé à tout, du programme de mentorat des professionnels de l’ACHRU à l’attestation officielle en urbanisme dans deux pays, en passant par la formation antiraciste et le programme de leadership de la Women’s Impact Alliance, avec son coaching de direction et son apprentissage international entre pairs. Ces expériences, associées à son approche systémique et à sa persévérance, l’ont préparée à diriger. Comme elle le dit elle-même : « Pour travailler dans le domaine du logement, il faut aimer les problèmes complexes et croire que des solutions sont possibles. » Cette conviction continue de guider son travail à la croisée des politiques, de la planification et du logement communautaire.
L’engagement d’Hannah Ehler dans le logement
Originaire de Nouvelle-Écosse, Hannah est titulaire d’un diplôme fait sur mesure en planification communautaire de l’Université Mount Allison. Elle possède une expérience diversifiée dans les domaines de la sécurité alimentaire, des communications et du développement des coopératives et des entreprises sociales. Elle a siégé à des conseils d’administration et à des comités provinciaux et nationaux. Pendant son mandat dans la politique étudiante, Hannah s’est occupée du dossier du logement, puis a obtenu un financement d’Evergreen Canada pour sensibiliser les jeunes aux droits des locataires. Avant de rejoindre Cahdco, elle a travaillé en politique fédérale sur des dossiers liés aux infrastructures et aux finances. Hannah se voit comme une développeuse et une éducatrice en matière de logement abordable. Elle soutient de nombreux projets de rénovation et de construction de logements à Ottawa et dirige une recherche nationale sur le développement des partenariats à but non lucratif et privés. En dehors de son travail, Hannah est secouriste bénévole pour la Croix-Rouge à Ottawa. Elle passe presque tout son temps en relations sociales et aime parler en public, lire et rester active.
Sa carrière dans le domaine du logement est encore naissante, mais son engagement envers ce secteur est déjà évident. Originaire d’une région rurale de la Nouvelle-Écosse, elle n’avait pas envisagé le logement ou l’urbanisme comme options de carrière étant jeune, car ces domaines n’étaient alors pas visibles. Ce n’est qu’à l’université qu’elle a commencé à faire le lien entre la pensée systémique, la résilience de la collectivité et l’environnement bâti. En tant que coordinatrice de projet chez CAHDCO, elle apporte aujourd’hui cette même curiosité et cette même motivation à son travail, y trouvant un sens qui correspond à ses valeurs.
Le développement professionnel a joué un rôle clé dans son parcours. Hannah est titulaire d’un CAPM (certificat en gestion de projet) et s’appuie souvent sur cette formation dans son travail quotidien. Il ne s’agit pas seulement de compétences, mais aussi d’intérêt. « J’ai besoin d’exercer un métier qui correspond à mes valeurs », explique-t-elle. « Ce secteur dispose d’un incroyable réseau de personnes qui essaient simplement de faire le bien, jour après jour. » Ce sentiment d’appartenance à une collectivité, cet objectif et cet espoir lui permettent de garder les pieds sur terre et de continuer à évoluer.
Louis-Phillipe Myre
Louis-Philippe Myre, directeur général d’Interloge et président d’ACHAT, est entré dans le secteur du logement par un chemin inattendu. Après avoir débuté dans les beaux-arts et la communication, il a pris un tournant décisif lorsqu’il a aidé une coopérative d’artistes à lutter contre la spéculation immobilière, une expérience qui a éveillé sa passion pour le logement coopératif et la gouvernance communautaire. Au cours de la décennie suivante, il a acquis une expertise technique et organisationnelle approfondie, allant du conseil en efficacité énergétique à la direction des services aux membres dans le secteur coopératif. Se décrivant comme ayant « une personnalité de développeur », il a rejoint Interloge en 2019 et en est devenu le directeur général deux ans plus tard, mettant à profit sa volonté de comprendre les systèmes et de trouver des solutions.
Le développement professionnel a été au cœur des préoccupations de Louis-Philippe. Lorsqu’il a perçu les limites de ses capacités naturelles comme gestionnaire, il a entrepris un MBA et obtenu le titre d’administrateur agréé, ce qui, selon lui, a contribué à renforcer sa crédibilité dans un secteur où « les meilleures pratiques de gestion sont souvent méconnues ». Engagé dans un apprentissage continu, il suit chaque année une formation et participe à des voyages d’études internationaux qui élargissent sa vision du logement abordable. Chez Interloge, il veille à ce que les nouveaux employés acquièrent en quelques mois la compréhension structurelle qui lui a autrefois pris des années, et il leur conseille de maîtriser à la fois les compétences techniques et les valeurs qui guident le logement communautaire. « C’est un travail qui a du sens, qui a un but, dit-il. J’utilise mes talents pour servir la société, pour construire quelque chose de mieux, afin qu’à la fin de la journée, je puisse me regarder dans le miroir et sentir que mes enfants peuvent être fiers de moi. »
Le parcours de S. Mwarigha dans le domaine du logement
La carrière de Mwarigha dans le logement couvre les politiques d’urbanisme et de planification sociale, les opérations immobilières communautaires et la gestion d’actifs, ainsi que la direction générale et la haute direction. Après ses études universitaires, Mwarigha a occupé le poste de directeur de programme au Toronto Social Planning Council, où il a travaillé sur des approches transformatrices du système de prestation de services sociaux de l’Ontario. Cependant, son travail direct auprès des gens s’est approfondi au Centre for Equality Rights in Accommodation, où il s’est concentré sur le cas à cas, la défense des droits et la lutte contre la discrimination systémique sur le marché locatif de Toronto. Il a ensuite rejoint le Toronto Community Housing, où il a dirigé les premières phases de la revitalisation de Regent Park, avant d’occuper des postes de direction à Jane-Finch, au sein du portefeuille de logements pour personnes âgées de Toronto Housing, puis en tant que directeur général de Peel Housing Corporation, où il supervisait l’un des plus grands portefeuilles de logements sociaux du pays. Aujourd’hui, en tant que vice-président de la croissance, du développement et de la durabilité des actifs immobiliers chez WoodGreen, il dirige l’un des plus grands projets de rénovation d’immeubles locatifs à fins spécifiques de Toronto, d’un coût de plus de 40 millions de dollars. La première phase d’un ambitieux projet de modernisation écologique de l’ensemble du portefeuille, achevée en 2022, a été récompensée par le Conseil du bâtiment durable du Canada pour être le premier projet de modernisation prêt à l’investissement au Canada. Il s’agit essentiellement de réinvestir les économies d’énergie dans la modernisation des systèmes des bâtiments, prouvant ainsi que les rénovations peuvent atteindre des objectifs écologiques tout en étant abordables et financièrement viables. En outre, il dirige la croissance du parc immobilier de l’organisation, qui passera de 1 700 à 5 000 logements d’ici 2030, grâce à de multiples stratégies : nouveaux développements, acquisitions et partenariats privés ou à but non lucratif.
Le développement professionnel a joué un rôle central dans le maintien de ce rythme de travail. Fort d’une formation en urbanisme, Mwarigha a complété son éducation par des formations ciblées et un apprentissage international. À Peel, il a obtenu un certificat de Harvard en gestion financière, ce qui lui a permis de gérer avec confiance une entreprise de 100 millions de dollars. Il a également tiré parti de voyages d’études internationaux organisés par Housing Partnership Canada, qui lui ont permis de rencontrer des pairs au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud. Les conférences et les réseaux sectoriels lui ont fourni des espaces d’apprentissage essentiels pour fonder sa carrière, offrant des possibilités d’établir des liens entre les connaissances techniques et les valeurs centrées sur l’humain. Il attribue son développement professionnel à son ouverture d’esprit, tant dans la mise en œuvre d’idées que dans son intelligence stratégique en matière de logement abordable.
Ce qui motive Mwarigha à rester dans le secteur du logement abordable, malgré les invitations fréquentes à rejoindre le secteur privé, est simple : l’intégrité et l’impact. Pour lui, le succès consiste à utiliser ses compétences et les partenariats pour rééquilibrer le marché du logement, en tirant parti du développement pour créer de l’accessibilité, de la durabilité et de la dignité. « Pourquoi ferais-je cela sinon ? », réfléchit-il. « Le résultat doit être l’équité et de nouvelles possibilités pour les personnes que nous servons. »
Pamela Hine
La carrière de Pamela Hine dans le domaine du logement a débuté par un poste de dactylographe à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Ce qui n’était au départ qu’un premier emploi s’est rapidement transformé en une vocation à vie, Pamela se portant volontaire pour accomplir des tâches supplémentaires et s’investissant pleinement dans l’organisation. Sa carrière s’est considérablement enrichie pendant son passage à la Northwest Territories Housing Corporation, puis au Nunavut, où le lien entre le logement et la souveraineté, les infrastructures et le bien-être des Premières Nations, des Inuits et des Métis est devenu plus évident. « C’est lorsque j’ai vraiment compris ce que signifiait le logement que mon emploi est devenu une carrière », se souvient Pamela, évoquant le moment décisif où le logement est devenu sa passion.
Le développement professionnel a joué un rôle clé tout au long du parcours de Pamela, même si les possibilités de formation formelle dans le domaine du logement étaient rares au début de sa carrière. Elle a obtenu un diplôme en économie foncière urbaine de l’Université de Colombie-Britannique, par correspondance, en envoyant ses devoirs par la poste bien avant l’apparition de l’apprentissage en ligne. Plus tard, elle s’est inscrite au programme du Chartered Institute of Housing au Royaume-Uni, déterminée à l’évaluer elle-même avant de le recommander à d’autres au Canada. Pamela reconnaît également l’importance du mentorat et des réseaux dans sa formation. Elle poursuit cet engagement en participant en tant que mentore à l’Association canadienne d’habitation et de rénovation urbaine (ACHRU). « Sans mon mentor… c’était l’élément clé, n’est-ce pas ? Quelqu’un à appeler quand on était en difficulté… ou qui nous disait : “Hé, tu devrais vraiment entrer en contact avec cette personne-là.” »
L’engagement de Pamela en faveur du développement professionnel s’est étendu au-delà des cours. Elle a maintenu son lien avec le logement même lorsque ses fonctions officielles au sein du gouvernement ont évolué vers d’autres domaines, tels que l’éducation ou les infrastructures, en faisant du bénévolat auprès d’organisations telles que Habitat pour l’humanité Canada et le conseil d’administration de l’ACHRU. Cette vision multidimensionnelle l’a aidée à considérer le logement comme une question fondamentale liée au bien-être social et économique. Elle encourage désormais les professionnels en début de carrière à explorer des programmes structurés, tels que la certification CIH Canada, le programme de mentorat de l’ACHRU et les événements ou conférences sectoriels, afin de développer leurs compétences et de créer une communauté. Pour Pamela, la clé d’une carrière durable dans le domaine du logement réside dans le fait de passer d’un emploi à une passion, puis d’aider les autres à faire de même.
Steven Drysdale : une vie consacrée au logement
Steven est d’origine jamaïcaine, autochtone et européenne. Il travaille depuis plus de dix ans dans le secteur du logement à but non lucratif. Sa carrière a commencé dans l’entretien et les relations avec les locataires, puis il a gravi les échelons pour occuper aujourd’hui le poste de directeur du développement chez Namerind Housing Corporation. Parallèlement, il a obtenu une licence en administration des affaires, suivi une formation en coaching de gestion et une formation pour cadres à la Harvard Business School Online.
Mais surtout, il a beaucoup appris des personnes avec lesquelles il a travaillé, en particulier des mentors qui l’ont guidé et lui ont transmis leurs connaissances. Parmi eux, Robert Byers, PDG de Namerind Housing Corporation, a été particulièrement influent. Il a guidé Steven et l’a aidé à établir des relations personnelles et des réseaux précieux dans le secteur du logement. D’autres mentors ont également partagé leur savoir et leur expérience, façonnant son style de leadership et son approche collaborative. Ces personnes ont guidé sa façon d’aborder son travail : en mettant l’accent sur l’écoute, l’esprit d’équipe et la recherche de solutions pratiques pour les gens.
Le parcours multiculturel de Steven et son lien avec le logement autochtone le motivent à contribuer à des projets qui rendent le logement plus inclusif, plus solidaire et plus durable. Pour lui, le logement ne se résume pas à des bâtiments, il s’agit de créer de la stabilité, de la dignité et un sentiment de communauté. « J’ai baigné toute ma vie dans ce que nous faisons ici et j’en suis tombé amoureux », explique Steven Drysdale, en réfléchissant à son parcours dans le domaine du logement abordable. Sa mère étant directrice des opérations chez Namerind Housing Corporation, Steven a découvert ce secteur à l’âge de sept ans, en scellant des enveloppes au bureau. Il est ensuite passé à l’entretien, aux relations avec les locataires et aux opérations, acquérant ainsi une compréhension interdépartementale qui nourrit aujourd’hui son action stratégique en tant que directeur du développement. Cette perspective holistique rare a renforcé sa conviction que le logement abordable n’est pas seulement une question d’habitation, mais aussi de dignité, de collectivité et de possibilités.
Le développement professionnel a joué un rôle central dans l’évolution de Steven. Il a suivi un cours de leadership et de gestion à la Harvard Business School Online pour faciliter sa transition vers son poste actuel et il poursuit actuellement ses études en administration des affaires. La culture organisationnelle de Namerind encourage la formation continue du personnel à tous les niveaux, en proposant des formations au leadership, des possibilités de mentorat et un budget dédié au développement professionnel. Pour Steven, travailler dans le secteur du logement n’est pas seulement un emploi, c’est une vocation, rendue durable par une organisation qui investit autant dans ses employés que dans les collectivités.
Le parcours de Sarah Button dans le domaine du logement
Sarah Button est directrice générale de Centretown Citizens Ottawa Operation, membre de l’Institut canadien des urbanistes et membre du Chartered Institute of Housing.
Le parcours de Sarah Button dans le domaine du logement n’a pas été linéaire, mais intentionnel. Forte d’une formation en communication et en architecture, elle s’est découvert un intérêt non pour les bâtiments eux-mêmes, mais pour les systèmes et les collectivités qu’ils servent. Un stage déterminant chez Abri International aux Philippines a éveillé son intérêt pour le logement abordable. Par la suite, elle a travaillé avec la CCOC (Centretown Citizens Ottawa Corporation) sur des projets phares, tels que Beaver Barracks. Puis elle a obtenu un diplôme en urbanisme au Royaume-Uni. Elle est restée en lien grâce au bénévolat, à des fonctions au sein de conseils d’administration et à des événements sectoriels, même lorsque les emplois formels dans le domaine du logement étaient rares.
Le développement professionnel a été au cœur du parcours de Sarah. Elle a participé à tout, du programme de mentorat des professionnels de l’ACHRU à l’attestation officielle en urbanisme dans deux pays, en passant par la formation antiraciste et le programme de leadership de la Women’s Impact Alliance, avec son coaching de direction et son apprentissage international entre pairs. Ces expériences, associées à son approche systémique et à sa persévérance, l’ont préparée à diriger. Comme elle le dit elle-même : « Pour travailler dans le domaine du logement, il faut aimer les problèmes complexes et croire que des solutions sont possibles. » Cette conviction continue de guider son travail à la croisée des politiques, de la planification et du logement communautaire.
L’engagement d’Hannah Ehler dans le logement
Originaire de Nouvelle-Écosse, Hannah est titulaire d’un diplôme fait sur mesure en planification communautaire de l’Université Mount Allison. Elle possède une expérience diversifiée dans les domaines de la sécurité alimentaire, des communications et du développement des coopératives et des entreprises sociales. Elle a siégé à des conseils d’administration et à des comités provinciaux et nationaux. Pendant son mandat dans la politique étudiante, Hannah s’est occupée du dossier du logement, puis a obtenu un financement d’Evergreen Canada pour sensibiliser les jeunes aux droits des locataires. Avant de rejoindre Cahdco, elle a travaillé en politique fédérale sur des dossiers liés aux infrastructures et aux finances. Hannah se voit comme une développeuse et une éducatrice en matière de logement abordable. Elle soutient de nombreux projets de rénovation et de construction de logements à Ottawa et dirige une recherche nationale sur le développement des partenariats à but non lucratif et privés. En dehors de son travail, Hannah est secouriste bénévole pour la Croix-Rouge à Ottawa. Elle passe presque tout son temps en relations sociales et aime parler en public, lire et rester active.
Sa carrière dans le domaine du logement est encore naissante, mais son engagement envers ce secteur est déjà évident. Originaire d’une région rurale de la Nouvelle-Écosse, elle n’avait pas envisagé le logement ou l’urbanisme comme options de carrière étant jeune, car ces domaines n’étaient alors pas visibles. Ce n’est qu’à l’université qu’elle a commencé à faire le lien entre la pensée systémique, la résilience de la collectivité et l’environnement bâti. En tant que coordinatrice de projet chez CAHDCO, elle apporte aujourd’hui cette même curiosité et cette même motivation à son travail, y trouvant un sens qui correspond à ses valeurs.
Le développement professionnel a joué un rôle clé dans son parcours. Hannah est titulaire d’un CAPM (certificat en gestion de projet) et s’appuie souvent sur cette formation dans son travail quotidien. Il ne s’agit pas seulement de compétences, mais aussi d’intérêt. « J’ai besoin d’exercer un métier qui correspond à mes valeurs », explique-t-elle. « Ce secteur dispose d’un incroyable réseau de personnes qui essaient simplement de faire le bien, jour après jour. » Ce sentiment d’appartenance à une collectivité, cet objectif et cet espoir lui permettent de garder les pieds sur terre et de continuer à évoluer.
Le parcours de S. Mwarigha dans le domaine du logement
La carrière de Mwarigha dans le logement couvre les politiques d’urbanisme et de planification sociale, les opérations immobilières communautaires et la gestion d’actifs, ainsi que la direction générale et la haute direction. Après ses études universitaires, Mwarigha a occupé le poste de directeur de programme au Toronto Social Planning Council, où il a travaillé sur des approches transformatrices du système de prestation de services sociaux de l’Ontario. Cependant, son travail direct auprès des gens s’est approfondi au Centre for Equality Rights in Accommodation, où il s’est concentré sur le cas à cas, la défense des droits et la lutte contre la discrimination systémique sur le marché locatif de Toronto. Il a ensuite rejoint le Toronto Community Housing, où il a dirigé les premières phases de la revitalisation de Regent Park, avant d’occuper des postes de direction à Jane-Finch, au sein du portefeuille de logements pour personnes âgées de Toronto Housing, puis en tant que directeur général de Peel Housing Corporation, où il supervisait l’un des plus grands portefeuilles de logements sociaux du pays. Aujourd’hui, en tant que vice-président de la croissance, du développement et de la durabilité des actifs immobiliers chez WoodGreen, il dirige l’un des plus grands projets de rénovation d’immeubles locatifs à fins spécifiques de Toronto, d’un coût de plus de 40 millions de dollars. La première phase d’un ambitieux projet de modernisation écologique de l’ensemble du portefeuille, achevée en 2022, a été récompensée par le Conseil du bâtiment durable du Canada pour être le premier projet de modernisation prêt à l’investissement au Canada. Il s’agit essentiellement de réinvestir les économies d’énergie dans la modernisation des systèmes des bâtiments, prouvant ainsi que les rénovations peuvent atteindre des objectifs écologiques tout en étant abordables et financièrement viables. En outre, il dirige la croissance du parc immobilier de l’organisation, qui passera de 1 700 à 5 000 logements d’ici 2030, grâce à de multiples stratégies : nouveaux développements, acquisitions et partenariats privés ou à but non lucratif.
Le développement professionnel a joué un rôle central dans le maintien de ce rythme de travail. Fort d’une formation en urbanisme, Mwarigha a complété son éducation par des formations ciblées et un apprentissage international. À Peel, il a obtenu un certificat de Harvard en gestion financière, ce qui lui a permis de gérer avec confiance une entreprise de 100 millions de dollars. Il a également tiré parti de voyages d’études internationaux organisés par Housing Partnership Canada, qui lui ont permis de rencontrer des pairs au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud. Les conférences et les réseaux sectoriels lui ont fourni des espaces d’apprentissage essentiels pour fonder sa carrière, offrant des possibilités d’établir des liens entre les connaissances techniques et les valeurs centrées sur l’humain. Il attribue son développement professionnel à son ouverture d’esprit, tant dans la mise en œuvre d’idées que dans son intelligence stratégique en matière de logement abordable.
Ce qui motive Mwarigha à rester dans le secteur du logement abordable, malgré les invitations fréquentes à rejoindre le secteur privé, est simple : l’intégrité et l’impact. Pour lui, le succès consiste à utiliser ses compétences et les partenariats pour rééquilibrer le marché du logement, en tirant parti du développement pour créer de l’accessibilité, de la durabilité et de la dignité. « Pourquoi ferais-je cela sinon ? », réfléchit-il. « Le résultat doit être l’équité et de nouvelles possibilités pour les personnes que nous servons. »
Steven Drysdale : une vie consacrée au logement
Steven est d’origine jamaïcaine, autochtone et européenne. Il travaille depuis plus de dix ans dans le secteur du logement à but non lucratif. Sa carrière a commencé dans l’entretien et les relations avec les locataires, puis il a gravi les échelons pour occuper aujourd’hui le poste de directeur du développement chez Namerind Housing Corporation. Parallèlement, il a obtenu une licence en administration des affaires, suivi une formation en coaching de gestion et une formation pour cadres à la Harvard Business School Online.
Mais surtout, il a beaucoup appris des personnes avec lesquelles il a travaillé, en particulier des mentors qui l’ont guidé et lui ont transmis leurs connaissances. Parmi eux, Robert Byers, PDG de Namerind Housing Corporation, a été particulièrement influent. Il a guidé Steven et l’a aidé à établir des relations personnelles et des réseaux précieux dans le secteur du logement. D’autres mentors ont également partagé leur savoir et leur expérience, façonnant son style de leadership et son approche collaborative. Ces personnes ont guidé sa façon d’aborder son travail : en mettant l’accent sur l’écoute, l’esprit d’équipe et la recherche de solutions pratiques pour les gens.
Le parcours multiculturel de Steven et son lien avec le logement autochtone le motivent à contribuer à des projets qui rendent le logement plus inclusif, plus solidaire et plus durable. Pour lui, le logement ne se résume pas à des bâtiments, il s’agit de créer de la stabilité, de la dignité et un sentiment de communauté. « J’ai baigné toute ma vie dans ce que nous faisons ici et j’en suis tombé amoureux », explique Steven Drysdale, en réfléchissant à son parcours dans le domaine du logement abordable. Sa mère étant directrice des opérations chez Namerind Housing Corporation, Steven a découvert ce secteur à l’âge de sept ans, en scellant des enveloppes au bureau. Il est ensuite passé à l’entretien, aux relations avec les locataires et aux opérations, acquérant ainsi une compréhension interdépartementale qui nourrit aujourd’hui son action stratégique en tant que directeur du développement. Cette perspective holistique rare a renforcé sa conviction que le logement abordable n’est pas seulement une question d’habitation, mais aussi de dignité, de collectivité et de possibilités.
Le développement professionnel a joué un rôle central dans l’évolution de Steven. Il a suivi un cours de leadership et de gestion à la Harvard Business School Online pour faciliter sa transition vers son poste actuel et il poursuit actuellement ses études en administration des affaires. La culture organisationnelle de Namerind encourage la formation continue du personnel à tous les niveaux, en proposant des formations au leadership, des possibilités de mentorat et un budget dédié au développement professionnel. Pour Steven, travailler dans le secteur du logement n’est pas seulement un emploi, c’est une vocation, rendue durable par une organisation qui investit autant dans ses employés que dans les collectivités.